Abdel Aouacheria – La mort, architecte du vivant
Edition Belin
Prix : 24 € – ISBN : 978-2410031119 – Parution : 13 Janvier 2026 – 400pages

Le thème de la mort a toujours fait couler beaucoup d’encre. Des thèses philosophiques à la théologie, cette thématique a toujours suscité une attention particulière pour cette fin qui consacrait la vie ou encore qui donnait à ‘existence toute sa légitimité.  Abdel Aouacheria, chargé de recherche au CNRS, s’empare de ce thème sous l’angle de la biologie. En traitant de la mort cellulaire, il met en lumière la programmation de la mort cellulaire. Le titre évocateur de cet ouvrage laisse entendre que la mort programmée sanctifie le vivant. La mort peut instiller une infrastructure invisible de la vie. En effet, sans mort, il n’y aura pas de retour des nutriments dans le sol, pas de décomposition et pas d’humidification. Elle devient le vecteur naturel d’une transition écologique, sans lequel le renouvellement et la continuité de la vie seraient impossible à envisager. A ce stade de sa réflexion, l’auteur envisage non pas une mort mais des morts, qu’elles soient biologique psychique, social, politique, culturel ou encore écologique, elle est toujours au service d’une transformation. Loin de s’opposer, la vie et la mort sont interdépendantes, se nourrissant l’une de l’autre.